Des contraires
Un exemple de contraires est celui du mal
contraire au bien, induit à partir des couples maladie-santé,
injustice-justice, lâcheté-courage, etc. Quelquefois, le mal est aussi
contraire au mal, par exemple le luxe et la misère, tous deux des excès
contraires à la mesure, qui est bien.
L’existence d’un contraire n’implique pas nécessairement l’existence de l’autre : si tous se portent bien, la maladie ne sera
pas. En outre, l’existence de l’un quelquefois détruit l’autre : si Socrate est bien portant, il ne saura
être malade. Ainsi il faudra séparer le sujet siège des contraires en
puissance, du sujet ayant l’un des contraires en acte.
Il faut aussi que les contraires soient dans un même genre (le blanc et le noir sont espèces du genre couleur), soit dans des genres contraires (la justice
et l’injustice ont respectivement
pour genre la vertu et le vice), soit des genres
eux-mêmes (le bien et le mal sont genres sans être dans un
genre).
Pour un développement plus étoffé sur les
contraires, on consultera Mét. Δ, 10
et I, 4.
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